Syrie : l’opposition veut une réunion à l’ONU (Le Monde)

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition syrienne, a réclamé jeudi 26 avril une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après plusieurs jours de bombardements meurtriers sur Hama, l’un des principaux centres de la révolte contre le pouvoir du président Bachar Al-Assad.

“Nous, Conseil national syrien, faisons porter la responsabilité de ce qui se passe sur le terrain en Syrie à la communauté internationale, représentée par les Nations unies et le Conseil de sécurité”, a poursuit CNS, en dénonçant son “silence”.“Nous rejetons clairement le nouveau délai accordé par la communauté internationale au régime meurtrier pour poursuivre ses tueries et nous assurons que le régime n’a respecté jusqu’à présent aucun point du plan de l’émissaireinternational Kofi Annan, a assuré le CNS, deux semaines après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu depuis violé quotidiennement.

Mercredi 25 avril encore, une explosion dans un immeuble de cette ville du Centre a fait 16 morts. Elle a été imputée à un bombardement de l’armée par les opposants tandis que le gouvernement accuse des “terroristes” qui préparaient un engin explosif dans le bâtiment d’être à l’origine du carnage. Depuis le début du soulèvement, le gouvernement utilise le vocable “terroristes” pour désigner ses opposants et les auteurs de violences. Jeudi, le ministre de l’information syrien a de nouveau accusé des “groupes terroristes armés” d’avoir commis “plus de 1 300 violations” de la trêve, censée être entrée en vigueur le 12 avril.

LE CONSEIL DE L’EUROPE DEMANDE UN EMBARGO SUR LES ARMES

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a demandé jeudi la mise en œuvre urgente par les Nations unies d’un embargo sur l’importation d’armes enSyrie. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, avait plaidé la semaine dernière à Paris pour un tel embargo. L’Union européenne et la Turquie interdisent déjà l’exportation d’armes vers la Syrie.

La Russie, principal allié de Damas, a bloqué avec la Chine l’adoption de deux résolutions au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression orchestrée par le régime de Bachar Al-Assad. Les deux pays ont en revanche accepté la mise en œuvre du plan de paix proposé par l’envoyé spécial des Nations unies, Kofi Annan.

Une des mesures ce plan est l’instauration d’un cessez-le-feu, mais depuis son entrée en vigueur officielle le 12 avril, la trêve est violée quotidiennement. Par ailleurs, la Ligue syrienne des droits de l’homme, installée au Caire, a rapporté que neuf militants avaient été abattus lundi par les forces du régime, au lendemain de leur rencontre avec des observateurs de l’ONU.

Quinze observateurs sont donc désormais déployés en Syrie. Deux d’entre eux sont basés à Homs et deux autres à Hama, le reste de l’équipe étant installée à Damas. Mercredi 25 avril, le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, a annoncé qu’il envisageait un recours à la force si la médiation de l’ONU venait à échouer. Les violences en Syrie ont fait au moins 11 100 morts en plus de treize mois d’une révolte populaire qui s’est peu à peu militarisée face à la répression, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

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